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Calculateur de préavis & congés payés

Calculez instantanément la durée de préavis applicable et l'indemnité compensatrice de congés payés selon votre situation.

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Deux montants concentrent l'essentiel des désaccords au moment d'un solde de tout compte : la durée du préavis et l'indemnité compensatrice de congés payés. Ils partagent une même caractéristique — le code du travail fixe un minimum que la convention collective dépasse très souvent — et une même conséquence en cas d'erreur : un rappel, assorti d'intérêts, plusieurs mois après le départ du salarié.

Cet outil calcule ces deux éléments à partir des données que vous renseignez. Les sections suivantes détaillent la manière dont chaque montant est construit, les règles particulières qui s'appliquent au décompte des congés, les situations dans lesquelles le préavis n'est pas dû, ainsi que les erreurs les plus fréquentes constatées sur les soldes de tout compte. Une foire aux questions complète ces explications.

Le préavis : durée, point de départ et dispense

La durée du préavis dépend de l'ancienneté et du statut du salarié, avec un socle légal que la convention collective améliore fréquemment — souvent de manière significative pour les cadres. Vérifier le texte de branche avant de notifier une rupture n'est donc pas une précaution facultative : c'est la seule façon de connaître la durée réellement applicable.

Le point de départ correspond à la notification de la rupture, c'est-à-dire à la première présentation de la lettre. Une erreur sur cette date décale l'ensemble du calendrier, y compris la date de fin de contrat qui sert à déterminer l'ancienneté retenue pour l'indemnité de licenciement.

La dispense de préavis décidée par l'employeur n'exonère pas du paiement : l'indemnité compensatrice reste due, et la période continue de produire ses effets sur l'ancienneté. À l'inverse, un préavis non exécuté à la demande du salarié et accepté par l'employeur ne donne pas lieu à indemnisation. La distinction entre ces deux situations doit être formalisée par écrit.

L'indemnité compensatrice de congés payés

Elle correspond aux congés acquis et non pris à la date de rupture, quelle que soit la cause du départ. Son calcul repose sur la comparaison entre deux méthodes — le maintien de salaire et un pourcentage de la rémunération de la période de référence —, la plus favorable au salarié devant être retenue. Appliquer systématiquement l'une des deux méthodes conduit régulièrement à un sous-paiement.

L'acquisition des congés pendant les périodes d'absence constitue le second point de vigilance. Les règles ont évolué et certaines périodes autrefois neutralisées ouvrent désormais des droits. Un calcul fondé sur des pratiques anciennes produit donc un solde inférieur à ce qui est réellement dû.

Les jours conventionnels supplémentaires — ancienneté, fractionnement, jours de branche — s'ajoutent au socle légal et entrent dans le solde. Ils sont souvent oubliés parce qu'ils ne figurent pas dans les outils de paie standard sans paramétrage spécifique.

Les erreurs les plus fréquentes sur un solde de tout compte

La première consiste à retenir la durée légale de préavis alors que la convention en prévoit une plus longue. L'écart peut atteindre plusieurs semaines de salaire, et la réclamation est simple à formuler pour le salarié comme pour son conseil.

La deuxième consiste à traiter le solde de congés à partir du seul compteur affiché en paie, sans vérifier les périodes d'absence ni les jours conventionnels. Le compteur reflète un paramétrage, pas nécessairement le droit applicable.

La troisième consiste à considérer que la signature du reçu pour solde de tout compte referme le sujet. Ce document n'a d'effet libératoire que dans des conditions et un délai précis, et il ne couvre que les sommes qui y figurent expressément. Un poste omis reste réclamable.

Questions fréquentes

Non. La faute grave rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise, ce qui prive du préavis et de l'indemnité compensatrice correspondante. En revanche, l'indemnité compensatrice de congés payés reste due : les congés acquis ne sont pas perdus, même dans cette hypothèse.
Oui, si les congés étaient déjà posés et acceptés avant la notification de la rupture. Dans ce cas, le préavis est suspendu pendant la durée des congés et reprend ensuite. Des congés posés après la notification supposent l'accord de l'employeur et n'ont pas cet effet suspensif automatique.
Par comparaison entre deux méthodes : le maintien du salaire qu'aurait perçu le salarié s'il avait pris ses congés, et un pourcentage de la rémunération brute de la période de référence. Le résultat le plus favorable au salarié doit être retenu. Cette comparaison est obligatoire, elle n'est pas laissée au choix de l'employeur.
Non. Lorsque l'employeur dispense le salarié d'exécuter son préavis, la période est néanmoins prise en compte pour l'ancienneté et pour le calcul de l'indemnité de licenciement. Le contrat prend fin au terme théorique du préavis, pas au dernier jour travaillé.
Oui, dès lors qu'ils sont prévus par la convention collective ou un accord d'entreprise et qu'ils sont acquis à la date de rupture. Ils s'ajoutent au socle légal et doivent figurer dans le solde de tout compte au même titre que les congés principaux.

En résumé

Préavis et congés payés forment le cœur du solde de tout compte, et c'est précisément là que se concentrent les rappels ultérieurs. Cet outil donne les montants issus des règles générales ; la convention collective, les jours conventionnels et le traitement des absences peuvent les augmenter. Vérifiez ces trois points avant d'établir le document définitif, et formalisez par écrit toute dispense de préavis.

Aller plus loin

Cet outil fournit une estimation fondée sur les règles générales du code du travail. Il ne tient compte ni de votre convention collective, ni de vos accords d'entreprise, ni des particularités d'une situation individuelle, et ne constitue pas un conseil juridique. Contactez-nous pour un accompagnement adapté à votre contexte.

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